The Art of Blizzard

The Art of Blizzard est un très gros artbook. Quelques 376 pages, une couverture cartonnée, une jaquette, il n’en fallait pas moins pour revenir sur plus de 20 ans de production de jeux vidéos. L’ouvrage est grand, 33 x 24.5 cm de large, près de 4 cm d’épaisseur, ce qui permet de présenter la majorité des images de manière respectable. Le papier est épais et vernis, ça donne un côté brillant très classe, et le texte imprimé en gris sur fond noir devient argenté. La reliure est cousue et fixée sur un tranchefil, ce qui promet un livre durable, ce n’est pas négligeable quand beaucoup d’artbooks pâtissent d’une fabrication approximative (bonjour les cahiers qui se décollent ou les vernis à peu près posés). Les noirs sont profonds, les couleurs sont éclatantes, côté objet on est donc pas en reste, bien au contraire.

Tous les univers Blizzard dans un artbook

Côté contenu, la préface est signée Brom, ça commence bien. Ensuite on trouve une introduction de Samwise Didier, l’artiste historique du studio américain, puis viennent les trois parties principales : Warcraft, Diablo et Starcraft. Les trois univers ne sont pas traités de manière égale en termes de volume et c’est normal, Warcraft qui a eu beaucoup plus d’activité grâce à Wow occupe la plus grande partie avec 170 pages, Diablo s’étale sur 86 pages et Starcraft 70 pages. La fin du livre est consacrée aux projets qui n’ont jamais vu le jour (Nomad, Bloodlines, Denizen et Ronin), puis aux illustrations hors production (produits dérivés, fêtes, art promotionnel etc.) et enfin on trouve l’index des auteurs, très précieux annuaire.

Artbook the art of blizzard

L’art de Warcraft

On entame la partie Wacraft en 1994, avec le jeu « Warcraft, Orcs & Humans ». Les dessins ont parfois des légendes mais celles-ci n’incluent pas la date, ce qui est bien dommage. Sur certains dessins celle-ci est présente, attestant que l’on a bien affaire à des concepts qui datent du début du jeu. On passe relativement vite sur cette première version pour arriver sur Warcraft II et III. Les commentaires des auteurs animent la galerie de croquis et ajoutent pas mal de petites anecdotes intéressantes au défilement des dessins (dont la qualité varie beaucoup à cette période). Certaines notes des artistes ont été scannées en marge des images. Les personnages évoluent au fil des pages et l’on passe aux décors, puis à nouveau aux personnages. La répartition est à peu près chronologique et assez organique : on obtient un rythme agréable dans la présentation. L’arrivée de Wei dans l’équipe donne un sérieux coup de fouet à la qualité des illustrations et à partir de là on en prend vraiment plein les yeux.

La partie concernant les concepts pour les armes et les blasons est indispensable, et puis le voyage continue jusqu’à l’extension de Mists of Pandaria. Cette grande partie est incroyablement riche, et toutes les images sont imprimées en pleine page, ce qui permet de profiter de chaque détail.

Artbook the art of blizzard

Les concepts pour Diablo

La partie sur Diablo revient principalement sur Diablo 3, et là encore c’est impressionnant. Tant au niveau des croquis que des illustrations couleurs, on a une qualité incroyable. On tombe de temps en temps sur des travaux de Brom, avec notamment sa peinture du Boucher qui impressionne. Pour avoir joué à Diablo 3, je trouve que les rendus de Brom sont plus effrayants et saisissants que le rendu ingame. Là encore, les peintures signées Wei sont bluffantes.

Les illustrations pour Starcraft

Enfin la partie consacrée à Starcraft n’est pas en reste et ne laissera pas de répit à vos rétines. On commence par quelques vieux concepts, puis quelques très vieux concepts qui remontent à 1997 par exemple. Ce n’est pas spécialement joli mais il est instructif de voir comme la franchise a évolué et surtout comme la qualité des artworks a pris de l’importance au fil des années. Le voyage dans le temps propose les visions des différents artistes et l’évolution est percutante. On passe de croquis très raides au crayon à des pièces numériques ultra détaillées et réalistes. Les Zergs de Mr Jack (aka Luke Mancini) sont terribles, et c’est la deuxième fois qu’un artiste qui a produit des fan-arts de qualité est engagé dans l’équipe d’un jeu Blizzard (le premier étant Wei), moralité : faites des fan-arts !

Artbook the art of blizzard Starcraft

Les pages Fallen Games sont là juste pour satisfaire votre curiosité, elles présentent assez peu d’intérêt. Et pour boucler, la partie WOOT! est assez rigolote, avec notamment le logo Diablo en mode Poney, j’adore.

Notre conclusion

En résumé : une très belle fabrication, un volume encyclopédique, des images plein pot, une sélection large et assummée, on ne voit pas trop ce qu’on pourrait demander de plus ! Achetez-le, il vaut largement son prix.

PS : Si vous êtes démotivés par votre niveau de dessin en ce moment, regardez ce que faisait Samwise Didier en 1994 et ce qu’il fait aujourd’hui, ça devrait vous remonter le moral, et les bretelles.

  • ISBN : 978-2364800496
  • EDITEUR : INSIGHT
  • DATE : 2012
  • PRIX : 57
  • TAILLE : 33X25 CM
  • PAGINATION : 342
  • LANGUE : FRANÇAIS OU ANGLAIS

Zelda – Hyrule Historia

*Mise à jour : 2 suites sont sorties dans la série des artbooks officiels de Zelda depuis l’écriture de cet article : 

Ce livre est une magnifique encyclopédie visuelle sur le monde de Zelda, le célèbre jeu vidéo de Nintendo.

Un artbook de Zelda en version Française 

Je vais parler de l’édition anglaise, sachez qu’une version française est sortie mais semble épuisée, le livre existe aussi en espagnol. Je traduirai quelques titres, évidemment ils peuvent varier de la traduction officielle.

L’objet est imposant, 23.5 x 31 cm, 276 pages, c’est un beau livre avec une couverture cartonnée, une reliure cousue et un papier intérieur mat assez épais. Il est sorti à l’occasion du 25ème anniversaire du jeu vidéo, ce qui ne nous rajeunit pas du tout !

On commence par une introduction de Shigeeru Miyamoto qui revient sur la création du jeu et ses origines assez peu poétiques, mais intéressantes.

Le sommaire divise le livre en trois grandes parties : The Legend Begins : The World of Skyward Sword (la légende débute), The History of Hyrule : A Chronology (L’histoire d’Hyrule, une chronologie) et Creative Footprints : Documenting 25 years of Artwork (Empreintes Créatives : 25 ans de recherches visuelles). Chaque partie est séparée en plusieurs chapitres qu’il serait trop long de lister ici mais retenez que la première partie concerne uniquement Skyward Sword, la seconde retrace l’histoire de Link chronologiquement, avec tous les jeux replacés dans un contexte historique. Enfin la  dernière partie revient sur les pas des différentes équipes créatives qui ont participé à la Légende de Zelda, avec une présentation de chaque jeu. A la fin on trouve un manga de 32 pages sur Skyward Sword par Akira Himekawa en bonus.

Des dessins de conception, de la 3D et des personnages de Zelda

La première partie rassemble les concepts pour Skyward Sword, ils sont quasiment tous en couleurs, on trouve quelques croquis et études et un peu de 3D, ces éléments sont en général réduits par rapport aux concepts finaux présentés. On commence par les personnages, chacun bénéficie d’une double page pour les principaux, puis une page. Certaines légendes sont imprimées assez petit, du coup il faudra se concentrer un peu pour lire l’intégralité du texte. On trouve ensuite quelques décors puis les personnages secondaires et des monstres, ponctués de quelques décors. Quelques concepts inutilisés sont présentés et les commentaires des designers sont plutôt sympa à lire. Cette partie d’une soixantaine de pages est vraiment richement illustrée, même si vous prenez l’édition anglaise vous en profiterez sans pâtir de la langue.

La Chronologie d’Hyrule

La seconde partie du livre reproduit la chronologie d’Hyrule. Certains spin-off ne sont pas inclus comme Link’s Crossbow Training ou BS The Legend of Zelda, le reste semble être là au complet. On apprend donc que la légende commence avec Skyward Sword, puis The Minish Cap, Four Swords et Ocarina of Time. Après ce dernier, l’histoire se divise en deux parties : l’une qui suit la victoire de Link, l’autre sa défaite. Tout est illustré mais vous aurez du mal à suivre si le livre n’est pas dans une langue que vous pouvez lire. Cette partie fait environ 70 pages.

Des concepts arts par dizaines 

La dernière section du livre rassemble les concepts de tous les jeux et nous fait voyager dans les univers graphiques différents d’Hyrule. Zelda a toujours brillé par son graphisme et ses différents styles, on se rappelle tous de la mini révolution des personnages de Wind Waker par exemple. Les images présentées sont très variées, du croquis au concept, un peu de 3D, des études couleurs, des paysages, des personnages, des monstres, des décors, des accessoires, il y en a pour tous les goûts. Le point commun reste la qualité des designs, tout est joli, dans des styles très différents. Il est amusant de voir qu’à la fin ils ont rassemblé tous les designs de Link au fil des années sur une double page. Ils ont fait de même pour Zelda et Ganon.

On trouve en dernier lieu un catalogue de tous les jeux avec leur boîte, une capture d’écran et une fiche descriptive. Indispensable pour compléter votre collection si vous en avez une ! Et sinon cela vous donnera une bonne idée de la richesse de l’univers et du nombre de jeux produits.

Le manga ajouté à la fin est très joli, il commence en couleur et se termine en noir et blanc. Cela fait un petit bonus sympa à lire.

Notre avis sur l’artbook Zelda 

Globalement, ce livre est une bible, indispensable pour les fans de Zelda, les amateurs de jeu vidéo, mais aussi tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin au character design et à l’évolution d’une gamme de personnages.

  • ISBN : 978-1616550417
  • Éditeur : DARK HORSE
  • Sortie : 2013
  • Prix : 25 €
  • Taille : 23,5 X 31,1 CM
  • Pagination : 276
  • Langue : Anglais, Français