Ce peintre russe produit des images à la fois belles et dérangeantes, tout est dans le détail et le réalisme parfois gore des corps pas toujours intègres de ses grands dessins. L’ouvrage présenté est désormais introuvable, sauf si vous avez 300 € à y mettre. Cependant un autre livre, The Purple Book, est sorti avec quelques unes de ses images et une vingtaine d’autres artistes présentés.

Vania Artbook Dessin

L’ouvrage est luxueux, d’excellente qualité, même si l’on peut regretter la couverture crème sans pelliculage qui s’abîme et se salit très vite. A l’intérieur le papier mat épais offre un support idéal aux sublimes illustrations de Vania Zouravliov. Elles sont très souvent en pleine page et accompagnée d’un simple titre. Il n’y a pas mention d’année de production ou de technique.

Les images sont souvent monochromes, noir sur blanc, crème ou sépia, il y ajoute parfois un peu de couleur mais c’est rare. Ce qui frappe d’abord c’est le sens du détail, tout est explicitement dessiné, il reste peu ou pas de place pour la suggestion. Le dessin est pur, académique presque. Les sujets sont souvent humains, très souvent dérangeants par leur attitude, leur nudité jusqu’à l’os parfois, ou leurs attitudes. Des jeunes femmes asiatiques pour la plupart sont souvent mises en scènes, avec une prépondérance des thèmes funèbres, de la nature et de son action sur les corps sans vie. Hormis l’introduction qui présente l’artiste, puis qui propose une interview de celui-ci, il n’y a pas de texte.

Introuvable ou à des prix dix fois supérieurs à celui de sa sortie, ce livre est collector. Si vous l’avez, gardez-le précieusement et si vous le voulez, surveillez les sites d’annonces. Sinon rabattez vous sur The Purple Book, qui semble être un bon compromis et qui vous fera découvrir d’autres artistes dans la même veine.